Le monde post-confinement : 1 mois et demi après

28 juin 2020

Non classé

Il y a de ça encore 15 jours ou 3 semaines, les médias étaient heureux d’annoncer que le nombre d’entrées en réanimation et le nombre de décès du Covid-19 étaient en baisse. Et puis, petit à petit, on apprend qu’il y a de nouveaux foyers de contamination en France. L’OMS tire la sonnette d’alarme, surtout en évoquant des situations dramatiques dans certains pays (Amérique du Sud, par exemple) : « la pandémie n’est pas terminée! » En effet, si j’avais bien remarqué que les gens en général étaient sérieux il y a encore quelque temps (port du masque quasi systématique en supermarché, aux arrêts de bus, etc), eh bien, c’était avant. Avant, peut-être, le discours du président Macron, rendant obligatoire le retour aux études pour les écoliers et collégiens… avant cette « deuxième partie de déconfinement »… avant cette vague de chaleur nous laissant rêver de vacances et de bord de mer? A présent, les gens ne sont pas forcément masqués, pourtant les masques jonchent toujours les caniveaux. Comme je suis à pied, j’en vois beaucoup… et qu’est-ce que je trouve les gens cons et irresponsables! Enfin, ça c’est une autre histoire…

Nous avons reçu un masque de la ville de Bègles. Willy a tout de suite décrété qu’il ne le porterait pas. Moi, en pensant aux bénévoles qui se sont attelés à donner de leur temps, je lui ai donné sa chance. Pourtant, il n’est pas d’un bel aspect : la couleur est vaguement verdâtre et les élastiques sont en caoutchouc. Après lavage (les élastiques ne devraient pas tenir longtemps), je suis allée en pharmacie chercher des antiparasitaires pour mes animaux. Devant la porte, j’ai enfilé le masque et je suis entrée. J’ai alors compris ce qu’était un masque dans lequel on ne respire pas! Pourtant, le truc était mal fait et mal ajusté sur le visage, mais au bout de quelques minutes, j’ai commencé à avoir chaud, et je n’avais qu’une hâte, quitter ce truc horrible. Merci Bègles. Une pensée quand même à la personne qui s’est investie.

Les supermarchés ont changé leurs habitudes côté produits. Dans le discount où je vais souvent, certains produits sont en rupture, c’est certainement dû au défaut d’importations… je n’ai pas pu trouver de savon « pouss-pouss » (comme je dis) pour les mains, et pas non plus de litière pour chat depuis plusieurs semaines. But who cares? Par contre, maintenant, on peut trouver un peu partout des masques jetables ou lavables, des bidons entiers de solution hydroalcoolique, et des paquets de farine ou de sucre par 10 ou 15 kg…

La circulation est redevenue normale, à nouveau je ne peux plus ouvrir ma fenêtre sur le devant à cause de la pollution sonore… ce qui est bien fâcheux étant donné certains épisodes caniculaires!

Les cambriolages battent toujours leur plein, et les rues sont redevenues éclairées la nuit. A mon avis, c’était d’ailleurs une belle foutaise de supprimer l’éclairage nocturne en ville. C’est vraiment dangereux, et pas que pour les cambriolages. Il y aurait des millions de façons de faire de vraies économies…

Les enfants sont bientôt en vacances, d’ailleurs, à mon avis, dans leur tête ils le sont déjà. Mon grand est très motivé pour certaines matières et continue à suivre, et au contraire en rejette d’autres carrément. En fait, il n’y a que l’espagnol qu’il déteste; je ne sais plus quoi dire pour le motiver… ma puce n’a pas encore reçu son bulletin de notes pour le troisième trimestre, mais je crains le pire : la communication est devenue difficile entre profs et élèves, et le logiciel « pronotes » n’arrange pas les choses. Par exemple, j’ai vu que deux fois elle a fait ses exercices de maths en ligne (j’étais avec elle), et les deux ont été comptés comme « non-rendus ». Pareil dans d’autres matières… enfin, c’est que du scolaire, mon quotidien est assez lourd à gérer sans que je me rajoute des problèmes à contacter les profs et devoir se justifier…

Les établissements scolaires demandent les réinscriptions pour l’an prochain : au lycée, c’est nickel, tout se fait en ligne; au collège il faut encore imprimer des trucs et des machins (qu’ils ont déjà des années précédentes), et rendre tout un dossier papier pas pratique! De nouvelles questions sont apparues sur les formulaires (pour le collège en tout cas) : « avez vous un ordinateur O/N? Avez-vous une connexion internet O/N? »

Les banques font toujours autant de conneries. Une connaissance à nous a demandé un report de prêt pour son commerce, qui lui a été refusé. C’était un prêt personnel, mais qu’il payait grâce à ses revenus commerce, or, quand on t’oblige à fermer ta boutique, bah t’as plus de revenus! Au contraire, Willy n’a rien demandé à sa banque: sa trésorerie lui permettait de gérer son crédit. Quelle ne fut pas sa surprise en constatant qu’on lui avait supprimé d’office ses échéances, tout en continuant à payer l’assurance, bien-sûr! Et là, ce fut trèèèèès compliqué pour inverser le processus : ils sont injoignables, que ce soit par téléphone ou par mail, et quand enfin il parvient à contacter la personne qui « s’occupe » de lui, il tombe de haut : pour remettre son crédit en route, il faut qu’il envoie un tas de papiers avec les références du crédit et ceci et cela… mais pourtant, ils n’ont pas eu besoin de la référence du crédit pour reporter les échéances! Bref…

De mon côté, je jongle toujours entre mes deux boulots. C’est loin d’être facile, surtout que la boutique en ligne prend un peu d’ampleur, et du coup je culpabilise quand je vais bosser à l’extérieur et que je sais que j’ai des commandes à traiter. Je n’ai toujours pas véritablement de jour de congé. Là, par exemple, je me prends un peu de temps pour écrire cet article, mais j’ai déjà plusieurs mails de commandes en attente, et je sais que demain ça va être la course pour tout traiter. A moins que je me lève aux aurores, ce qui est d’ailleurs souvent le cas. Pour juillet et août, je vais essayer de lever le pied sur mon boulot salarié et prendre un jour de congé par semaine, pour passer du temps avec Willy et les enfants, comme les gens normaux! LOL!

Côté boutique « physique », on a beaucoup de travail aussi. Willy a construit des boxes individuels avec écrans plexiglas transparents pour délimiter les joueurs. Les tournois de jeu de cartes ont repris, sur réservation car les places sont comptées à présent. « Autrefois », nous pouvions accueillir autour de 80 personnes en même temps dans la boutique et les salles; il faisait chaud et c’était difficile de circuler. A présent, les salles sont réservées uniquement aux joueurs qui sont inscrits, et du fait des boxes et des distances, on peut accueillir seulement 16 joueurs. Mais on est satisfaits de notre organisation. D’autres n’ont pas autant de scrupules, et les gens sont souvent surpris des mesures qu’on prend. Tout est désinfecté matin et soir, et même entre les tournois quand il y a plusieurs tournois par jour. Quand je suis à la boutique, je porte le masque, on s’y fait, même si c’est chiant parce qu’il faut parler plus fort. Ah, et quand tu éternues? C’est du vécu : t’as plus qu’à aller changer ton masque!

Sinon en gros, tout est reparti, presque « comme avant ». Je ne sais pas vraiment ce que j’attendais du « monde d’après », mais ce que je vois c’est que pas grand chose ne change. Les soignants sont toujours méprisés par le gouvernement, l’hôpital public courre à sa perte. Je n’ai pas suivi l’actualité depuis quelques jours, mais les policiers aussi étaient « en grogne » contre le gouvernement suite aux mouvements anti-racistes et les prises de décision qui en ont découlé. Grognes populaires, décisions arbitraires d’élites politiques, retour à la normale quoi…

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